jeudi 2 février 2012
Le gout de l’alcool et plus précisément la bière me rappel toujours ces nuits d'ivresses dans les squats glacés au beau milieu de l'hiver. Rien de plus agréable que de me remémorer cette époque ou rien ne m'attendait et je ne m'attendais surtout à rien. Je touchais du doigt une sorte de nihilisme exemplaire dans lequel aucune sorte de règle ou morale ne venait me perturber. Je m'attendais à tout, j'étais prêt à tout voir et aucun chose ne m'aurait déstabilisé. J'observais, je buvais, je vivais l'instant d'être nulle part, avec eux : dans leur néant.
vendredi 27 janvier 2012
dimanche 15 janvier 2012
Chemical reaction,
hysterical and useless.
jeudi 12 janvier 2012
Je ne veux pas l'avouer mais après avoir trop longtemps écarté les Humeurs et ceux qui en sont infectés, le retour de bâton est sans surprise. Je m'y attendais, je suis tellement prévisible que ça me fait rire alors même que je ne sais plus vraiment si je suis fatigué. J'ai pourtant pris la maquis et je ne m'en cache plus auprès des intéressés. Ne restent que les protagonistes qui doivent être à des centaines de lieues de se douter que cette vie misérable, je me l' impose.
J'ai tenu ce rôle plus d' une année. Mon corps a souvent réclamé l'ancienne vie mais globalement j'ai tenu bon et d'ailleurs presque sans rien faire ; car je vous le dis, à vous tous maudits, la clé du aller-mieux est bien de ne plus prendre aucune décision. A partir d'un unique élément positif ne faites plus aucun choix, éteignez-vous, transformer votre pathétique carcasse en machine et à l'avenir avant de faire un nouveau choix demandez-vous ce que ferait la plus ordinaire des personnes dans ce cas bien précis. Une personne ordinaire qui aurait au mieux toute sa logique, sa morale et sa raison. Oubliez le choix des personnes lucides, n'en faites plus acte dans votre opinion car vous seriez condamnés.
Aujourd'hui je ne comprends plus, j'avais presque réussi et c'est vraiment un grand désespoir pour moi de vous faire le préambule ici même, dans ces limbes, de mon échec existentiel prochain si je ne me ressaisis pas dans le mois qui suit.
Je n'ai pas passé un an à travailler au corps cette nouvelle vie pour la couler sans aucune pitié ; bien que ça serait dans mes cordes et dans mes habitudes. N'est-ce pas.
samedi 24 décembre 2011
C'était toi que j'aimais, je me suis sauvé, parce que c'est la vie.
ELLE FUIT.
TU FUIS.
TU POURRAS TE CASSER AUSSI LOIN QUE TU PEUX,
DANS TES PAYS IMPROBABLES,
RIDICULES MÊME,
A POURSUIVRE JE NE SAIS QUEL GARÇON.
TU SAIS QUE JE SUIS JALOUX,
TU SAIS QUE JE PARLE DE TOI.
CE N'EST PAS FINIT.
PUTAIN NON.
JE TRAHIRAIS LA TERRE ENTIÈRE.
dimanche 18 décembre 2011

jeudi 10 novembre 2011
mercredi 31 août 2011
J'ai aujourd'hui clairement perdu tout espoir d'aller mieux. Ces cycles d'humeurs diverses m'épuisent de mois en mois et surtout d'années en années. Ma vie semble irrévocablement condamnée et je ne serais pas surpris de découvrir un jour ou l'autre une sorte de maladie qui y mettrait fin. Avec la chance que j'ai elle sera évidemment lente et douloureuse. Je ne suis définitivement pas de ce monde, ni d'aucun autre d'ailleurs.
J'envoie des bouteilles à la mer, ne pouvant faire que ça,
à défaut de m'auto-détruire et de perdre l'ensemble du reste de ma vie.
samedi 20 août 2011
Je n'ai pas écrit depuis longtemps. Je m'en contre fiche maintenant, j'écrivais pour vivre aux travers les textes... mais je n'ai plus foi en mes additions de mots.
C'est mieux de s'enfoncer, encore.
MISERERE, MISERERE.
J'ai en moi le besoin ardent de succomber à l'appel du vide.
vendredi 22 juillet 2011
J'ai absolument tout pour être heureux ; tout ce dont j'ai rêvé et tout ce qui est nécessaire. En un an de temps j'ai eut ma revanche sur la vie en obtenant les meilleurs projets, les meilleurs places, la meilleure amante, les meilleurs amis, je suis dans un certain sens à l’apogée de mon devenir futur. Mais pourtant, sans surprise, tout est fade et je troquerais volontiers un million de fois cette vie contre ma toute première année d'étudiant ou encore un certain degrés de possibilités m'était offert ; ce moment où j'ai vécu les meilleurs époques de ma vie. Sans aucun regret je troquerais cette misérable existence contre ces années particulièrement folles. Il y a quelques temps j'étais au bord de tomber à nouveau et de détruire ce présent plus-que-parfait, comme je l'ai auparavant de nombreuse fois fait. Mais au risque de reproduire du déjà vu je n'ai rien fait et la crise est passée. Me voila enfermé dans l'obligation du devenir et qu'on me fustige de me plaindre d'être dans de bonnes conditions, ce n'est jamais que chose matérielle et il est évident que cela ne rendra jamais heureux tant que le reste ne sera pas passé. Je suis au regret de dire que je suis attaché comme au premier jour à l'Anamour et au reste de ma vie passé. Je suis seul sur le seuil de mon existence et j'attends des miracles qui n'arriveront jamais.
lundi 4 juillet 2011
Je me souviens, il y a quelques mois, nous allions danser moi et F. en Belgique. Après avoir erré dans la glace et dans la neige fondue, nous avions enfin trouvé cet endroit surréaliste qui passera toute la nuit cette musique que nous aimions tant. Je me demande si cela recommencera un jour. Nous étions hors du temps, hors de tout, nous vivions cette époque qui justifierait presque notre existence.
Je n'ai plus rien à avaler. J'irais faire presque vomir mon voisin pour qu'il me rende les quelques verres que je lui ai offert. Je n'ai pas finit de régler mes propres comptes. Demain une réponse tardive viendra briser ou éclairer deux mois d'attente. La gloire ou l'échec, le fruit de mois d'efforts où alors la chute invertébrée, qui serait si peu surprenante vue les circonstance qui me sont propres.
Je n'arrive pas à oublier, je n'arrive pas oublier.
mercredi 22 juin 2011
mardi 31 mai 2011
C'est vraiment d'une ironie à en faire s'évaporer des montagnes.
Je ne sais pas.
mercredi 25 mai 2011
Je suis un connard, une ordure et une boursouflure de l'existence. Je me plains souvent du mauvais traitement que m'accorde l'existence alors qu'en toute logique je n'ai jamais fait mieux dans mes choix. Aujourd'hui j'ai choisi la fuite raisonnable et la stabilité monacale. Je devais prendre une décision et faire le choix d'aller l'encontre de toutes mes logiques. Dans une certaine radicalité et par tous les moyens j'ai évité la destruction totale en faisant plus ou moins volontairement le choix de devenir un véritable fantôme automatique. Une vie stable, de nouveaux amis stables, des soins, un travail, une quasi-indépendance, des études et des projets d'avenir certifiés viables. Mais qu'ai-je dont perdu en échange de tout cela ? J'ai vendu mon âme à l'enfer tout entier. Une romance sans mot et sans amour véritable. J'aurais bien ri il y a un an en pensant à ça, moi qui ne croyais pas passer l'année. Cependant, il est certain que si je n'avais pas pris cette route je serais actuellement au fond du trou le plus profond que la terre n'ait jamais porté. Tragiquement, ce chemin stable et ordinaire choisi par nécessite de survie arrive trop tard. Je vis actuellement la vie que j'ai rêvée des milliers de fois avec d'autres, alors c'est forcément plutôt fade. Je sais qu'un jour ou l'autre cette poussée raisonnable s'arrêtera soudainement et je retomberai en enfer. Tout le monde le sait, tout le monde l'a vu. Les proches s'en doutent, ils doutent que je suis en train de fondre littéralement.
Certain se barrent, d'autre restent et les grandes époques sont définitivement terminées. Je les vois tous, à se tirer à l'autre bout de la terre ou simplement de la France juste pour fuir, toujours fuir. J'aimerais faire comme eux, comme l'été dernier, comme avant. Partir avec mon sac, advienne que pourra. Mais même cela semble impossible tant l'enracinement dans la vie plate -c'est-à-dire celle qui est à la fois aussi fade que sécurisée- est grande. Après neuf mois de gestation je me réveille à nouveau et je commence à comprendre que dans pas très longtemps je déraillerai à nouveau et je retournerai à l'état normal. Le manque reste le même, les douleurs sont semblables, les écorchures sont encore vives et la même initiale me hante encore nuit et jour. Pendant un temps tout ça m'a permis d'oublier, un moyen comme un autre mai tristement jamais durable. Bientôt je vais reprendre ma route, cette route solitaire et incertaine qui me ressemble tant.
Je n'oublie rien, strictement rien et j'en crèverai.
Il sera difficile de m'extirper de cette vie actuelle car non-seulement elle semble épanouie mais elle ressemble à une véritable prison d'avenir et de bon sens. Si je saborde cette époque je perds alors l'avenir. Serais-je aussi nostalgique de cette existence que toutes les autres une fois celle-ci terminée ? Très certainement et comme à chaque fois. C'est pour cela que j'y reste.
dimanche 17 avril 2011
samedi 16 avril 2011
Ces fantômes qui reviennent toujours de chez les morts.
vendredi 15 avril 2011
mardi 5 avril 2011
Nombreux sont les jours comme aujourd'hui où je me sens littéralement mourir de l'intérieur. Hier encore je m'étonnais presque de bouger dans tous les sens. Mais ce genre d'histoire se termine vite. Dès le réveille je ressentais déjà cette journée typiquement accablante où la fatigue et la lassitude se traduisent particulièrement violemment. Ainsi, comme à chaque fois, je ne me lève plus, je ne bouge plus vraiment, j'attends. Le rideau est tiré, il fait sombre, il fait froid et la bougie d'autre fois termine sa dernière course. C'est alors que dans un certain effort, profitant du peu de distance entre le lit et le bureau, je m'agrippe à la chaise, m'y hisse sans toucher le sol, tel un handicapé à bout de force dont les jambes auraient disparues dans un trou noir métaphysique afin d'essayer de gribouiller quelques mots.
Il y a des soirées que l'on ressent à l'avance et qui nous attire plus que d'autres. L'autre fois j'avais un certain choix, aller à ce vernissage et y rester ou aller ailleurs. Finalement après le vernissage j'ai préféré aller zoner avec F. Étrangement ce soir là y avait ce type, A. , que je devais rencontrer depuis presque 2 ans. J'en savais des histoires sur lui, de sombres histoires. Mais ce fut jamais vraiment qu'une certaine curiosité plus qu'une nécessité que de faire sa rencontre. Après les quelques verres en Ville ou au hasard des endroits où j'ai d'ailleurs croisé (et ce presque avec joie) quelques fantômes d'une vie oubliée, nous sommes rentrés à pied. La route était longue et une autre sorte de hasard nous fit rencontrer cet autre garçon que les types connaissaient et qui avait le même prénom que moi. La probabilité de rencontrer quelqu'un qui s'appelle comme moi (et avec un comportement aussi significatif) est aussi faible que celle de rencontrer ces chimères que mes idées impossibles désespèrent d'imaginer par nécessité de survie. Alors nous autre voyageurs nous fîmes une escale chez ce fameux garçon. Fascinant de constater au bout de très peu de temps qu'il est tout simplement une version de moi sans la maladie. Il a une vie d'étudiant ordinaire dans un cursus qui aurait sans doute été le mien si je n'avais jamais été ainsi. Hallucinations brèves en territoire inconnu. Un lien particulier nous a animé durant cette courte étape. Bonjour, je suis toi, mais avec toute la merde qu'il ne faut pas. Moi qui rêvait au fond d'être comme lui, je me suis rendu compte et ce pour la première fois, que la véritable tristesse était plutôt dans sa non-vie que dans ma sur-vie quotidienne; même si il est toujours un peu enviable, je préfère crever ici.
Après cette halte, nous saluâmes, il nous restait à peine 10 mètres avant d'achever notre route et d'arriver dans l'enfer de A.
Ainsi je l'ai véritablement rencontré chez lui. Vous savez, après avoir rencontré votre version la plus soft, vous rencontrez dans la même soirée votre version la plus trash, en garçon, face à un quasi-miroir. Violence, alcool, destruction, inconscience, décadence et perdition. Ce type empestait les Humeurs à 10 kilomètres à la ronde. Aucune limite dans son comportement, aucun compromis. Aucune boisson ne m'atteignait tant cette soirée me subjuguait par son caractère impossible. Pendant tout ce temps je n'ai été que l'observateur incrédule de ma propre folie. Celle dont je me rappelle rarement avec comme protagoniste cet autre moi effrayant. Je lui soufflai à l'oreille des idées inconscientes qu'il confirmait sans détour. Ce n'est pas lui qui aurait du finir la tête ensanglantée, ni lui qui aurait du faire bruler son appartement, et ainsi de suite. J'ai trouvé plus fort que moi et je repense alors à l'autre possibilité de soirée qu'il y avait à l'autre bout de la métropole... et je souriais. Elle aurait été tellement plus ordinaire avec P. dans l'air de cette vie qu'il faut accepter un jour ou l'autre et que j'ai d'ailleurs depuis quelque mois largement assimilé tant ma propre vie résonne du creux de l'existence classique et régulière dont le seul point d'ombre reste mes humeurs qui saccagent tout, de temps à autre, pour ne pas changer.
Nous nous quitterons avec violence dans un maelström d'évènements qui m'ont partiellement échappés tant ils ne me concernaient pas et surtout tant je ne désirais pas m'y mêler. Rencontre chaotique et unique, comme avec l'autre : ce que j'aime le plus.
Article dangereux.
Il est certain que lorsque la relation dure une sorte d'attachement et d'attendrissement surgit du fin fond de ce programme socialement encré dans la tête depuis tout petit, même si tout ça n'existait pas au début de l'histoire. Je suis libre de mes actes mes enchainé par la crainte de l'échec et l'idée même de sombrer globalement et à nouveau dans cette démesure caractérisée qu'était cette soirée. Depuis de nombreux mois je n'ai jamais cédé au romantisme ni jamais écrit aucun mot qui pourrait un instant faire croire que ce qui est incertain à l'intérieur serait une certitude à l'extérieur. Mon indécision quant à cette histoire se transforme peu à peu en quelque chose de décisif. Après toutes ces autres histoires me voilà envahit d'un doute qui, au delà de tout attachement, m'a fait pénétré dans une nouvelle étape de mon existence. Je me surprends même à employer le mot "nouveau" alors que chaque jour qui passe mon corps réclame sans cesse mon propre meurtre. Ce décalage insoutenable, cette soirée hallucinante, toutes ces choses sont là pour me rappeler que je ne changerai pas, que malgré une vie qui s'annonce des plus basiques et ordinaire cette autre version de moi existe toujours et ne cessera de se manifester au moindre contact de mes semblables écorchés vif qui auront toujours le talent de réveiller au fond de moi mes plus bas instincts, ma violence, mon immoralité, ma décrépitude et réciproquement.
dimanche 27 mars 2011
samedi 5 mars 2011
mardi 1 mars 2011
J'attends que tout recommence.
J'attends le cœur lourd, les paupières baissées.
(...)
mardi 15 février 2011
lundi 31 janvier 2011
J'ai rayé tous mes disques, je n'ai plus rien à dire.
When i waved to you
Then you knew i was gone
you calmed down
So there in the air
Where i can't move
I say
Just say to you
Goodbye my love,
Goodbye.
dimanche 23 janvier 2011
des amours passionnés d'une heure et de demis (II)
Article dangereux. Cinq heures du matin et je me lance dans la longue explication qui me vaudra, si elle était vraiment lu, de nombreuses critiques acerbes. Peu importe.
J'avais invité C. à une soirée en Belgique cette nuit. J'avais pourtant réussi à faire en sorte que P. n'y soit pas. Bref, des disques, des cigarettes et des sourires sur la piste, dans la fumée. Mais oui, fumée n'est pas loin de mon nom-sale : Fumier. Bien que sur le coup je ne fut pas vraiment un fumier, mais ça risque de revenir. De facto, et je vais peser mes mots : j'ai un talent incroyable pour faire connaitre et proposer aux gens des soirées qui semblent m'intéresser au plus haut point et que eux ne connaissent pas. Jusque-là c'est normal mais le plus tragique dans l'histoire c'est qu'au final, globalement à ces soirées je n'y suis pas mais ces personnes que j'invite : oui. De ce fait sur place elles rencontrent des gens, s'amusent et voila. Simplement. Le dernier train Belge était à 22h00, je me voyais déjà tristement trop bien tituber dans la gare de Lille. D'ailleurs C. était loin d'être une proposition désintéressée. Depuis quelques temps je pense beaucoup à elle, nous nous sommes croisés, loin de son mec, pas vraiment loin de la mienne. L'autre soir quand je l'avais recroisé fortuitement je l'avais trouvé splendide et d'une classe sans nom comparée aux boulets que j'étais en train de trainer dans des lieux qui me pèsent chaque année un peu plus. Anyway.
Cette soirée Belge était l' occasion rêvée de vraiment faire connaissance et de s'amuser ensemble loin de nos vies concubines respectives. Et tiens, pourquoi pas l'occasion rêvée de me construire un prétexte idéal pour fuir l'actualité et au mieux à me préparer à terme à ce long voyage de bientôt. Mes rêves ensorcelés depuis le pavé de la Très Grande Ville, la vrai Ville, celle du petit chat et de tous les toits.
Mais à cette précieuse soirée je n'y suis pas allé, parce que c'est bien connu : je vais là où le mur est le plus haut et ce soir le mur était le plus haut au fond de mon lit avec ma fidèle Becherovka. A ne pas mettre en danger cette relation lourde comme un immeuble. Rester sage comme toutes les images. Pathétique amant décérébré et découragé de toute volonté à toucher de près ou de loin l'exutoire de la folie des Anamours ou des nuits uniques. On s'obstine à tracer un chemin si stable que ça en devient minable.
Moi, je mets des ruines dans mes bagages, c'est bien connu. Je mets des rochers et diverses pierres ingrates. J'y accumule des humeurs qui dégoulinent sur la roche et saturent encore plus la valise du malheureux Voyangant. Le Voyageant Écrivant a décidé cette nuit de faire une halte dans les enfers pour voir quel était le gout de la mort. Car son rêve de chaque nuit ne se résume qu'à une seule envie : celle de ressentir le gout du canon dans la bouche, l'agréable gout de métal et enfin appuyer sur la détente pour directement mettre fin à tout espoir. Ce serait vous mentir que de vous assurez que cette image ne me harcèle uniquement avec des grammes dans le sang. Non, le matin, le soir, quand je marche dans la rue, quand je parle aux gens, je ne pense qu'à une chose : l'Arme dans la bouche et mon crane qui explose. Laissez moi dé-rêver ma vie, qu'on me donne le droit légitime de faire ce que je rêve depuis trop longtemps à mon gout.
JE SUIS TROP SAGE EN CE MOMENT.
In loving memory of Jade.
mercredi 12 janvier 2011
Je bois, j'avale, je rêve. Inconsidérément et déraisonnablement. La bouteille trône sur mon bureau et me nargue de son pouvoir sacré à rendre mes nuits aussi illimitées que tragiques. Je creuse, oui je passe mes journées à gratter de mes ongles un trou sans véritable fin. Je creuse jusqu'au bout de la terre et me retrouve au milieu du désert à deux pas d'un motel ou évidemment une autre bouteille m'attendra. Une autre bouteille mais pas seulement.
Je marche maladroitement le long du couloir extérieur. Non, je ne marche plus, je titube. A la limite de l'effondrement la rambarde devient alors un véritable salut. J'arrête quelques instants et je regarde en contre bas. La voiture est garée, juste là, encore brulante de cette journée interminable et silencieuse à rouler sans contrainte.
On aime ça nous, soulever la poussière derrière nous et savoir que rien d'autre ne nous poursuit.
J'ai presque oublié le numéro de la chambre, peu importe, le temps de le retrouver j'allume une cigarette et regarde alors le ciel qui tombe. Tout est différent ici, surtout le crépuscule. Les repères ont d'ailleurs disparus depuis les premier pas. Je me souviens encore, nous étions des nouveaux nés mais c'est déjà loin. Je sais pas ce qu'elle fait dans la chambre. J'aimerais lui dire qu'aujourd'hui c'est le dernier jour, que je l'ai choisi comme je le choisis souvent et que je ne fais rien, comme souvent aussi. Mais je vais juste me contenter de ramener les cigarettes que j'ai pu trouver en bas pour quelques Dollars. L'autre fois on avait oublié le nom du jour, alors on a rit. Loin de cette vie j'ai enfin trouvé la chute à toutes mes histoires, ici, dans cet horizon et elle, dans la chambre : allongée sur lit dans cet état égal au miens et surtout dans cette pensée aussi lourde que la mienne.
J'ai toujours voulu oublier le temps, être loin, sans aucun mur et nager dans le vide : mon premier amour. De me sentir aussi prêt du néant ; et nous y sommes enfin, nous y sommes bien. Demeurer horriblement libres est un luxe que seul l'extrême désespoir peut engendrer. Dès lors ici, maintenant, nous n'existons plus et nous avons enfin tous les deux disparu.
mercredi 22 décembre 2010
MANQUE
jeudi 16 décembre 2010
lundi 13 décembre 2010
dimanche 5 décembre 2010
jeudi 2 décembre 2010
" L'amertume est un mélange de colère, de révolte et de tristesse à l'égard de souffrances qu'on a vécues comme étant injustes. On garde de ces expériences un goût amer parce qu'il nous semble que les responsables de la situation (en général on impute la responsabilité à d'autres que soi) auraient pu éviter de nous imposer ces souffrances. On garde un goût amer aussi parce qu'on reste prisonnier de ces sentiments qui deviennent "empoisonnants" à la longue. Il y a toujours de la rancune dans l'amertume (mais celle-ci ne contient pas toujours de l'amertume). La rancune est une colère persistante. Elle persiste parce qu'elle n'a pas connu d'aboutissement. Il en va de même pour l'amertume qui demeure si on ne pose pas les actions nécessaires pour aller au bout de cette expérience et boucler la boucle.
L'amertume est d'abord le signe d'une douleur encore vivante. Elle indique aussi qu'on n'a pas exprimé complètement ses émotions ou qu'on n'a pas agi de façon à se respecter complètement avec les personnes qui nous ont causé le tort qui nous affecte encore. "
mardi 30 novembre 2010
jeudi 18 novembre 2010
Je suis largué au sommet de ma connerie.
Et je bouillonne de glace.
mercredi 17 novembre 2010
lundi 8 novembre 2010
Ça ne m'inquièterait pas si cet évènement était isolé, mais ça m'arrive tellement souvent depuis quelque temps que je commence doucement à me demander ce qu'il est encore en train de se passer dans la tête. C'est tellement violent... je n'existe plus physiquement. Je crois que cette rupture, ce moment précis de ma vie a créé une véritable scission à l'intérieur. Ce fut d'une telle brutalité que presque deux ans après je commence juste à en mesurer les conséquences (d'ailleurs plus sur mon état psychologique que sur l'histoire en elle même). J'y avais jeté mes dernières forces et tout ceci me dévore encore aujourd'hui comme des retombées radioactives aussi ininterrompues qu'invisibles, imprévisibles et sournoises. Il suffit d'un rien pour me remettre dans l'exacte état de la Rupture, un rien vous dis-je. Que quelqu'un évoque l'histoire ou que les spectres viennent d'eux mêmes rappeler qu'ils ont existé suffit à me faire replonger pour des semaines. Tout s'effondre alors et ça fait mal, encore. Toutes les forces que je mets pour effacer tout ça de ma mémoire ne suffisent alors plus car j'en donne à coté déjà énormément pour ne pas en finir, tout simplement. Les gens ne comprennent pas en général, c'est une sorte de solitude lourde, vraiment très lourde. C'est d'ailleurs pour cela que j'en viens à en parler très clairement ici. Depuis bientôt deux ans je suis dans une sorte de cauchemars. Je suis mort, presque mort, un vivant mort qui s'accroche à pas grand chose, voir à rien du tout. L'automatisme de la vie pourrais-je dire. Depuis cette époque tout s'est accéléré, j'ai cessé de lutter, j'ai tout abandonné, chaque jour est bien pire. Je crois que je ne suis plus en possession de ma vie.
E. a promis qu'elle allait m'aider à sa manière et elle m'a dit tu verras bien. Alors je dis d'accord, elle pouvait pas mieux tomber à me raconter sa vie et ses conneries, quand tu veux. J'ai perdu toute sensibilité vis à vis des de l' avenir, de la logique, de l' affection, de l'empathie, du temps, de la culpabilité, de la pudeur, des autres, de la mort. Je suis devenu une machine inerte et bien rodée qui se contente de respirer et de faire semblant de réussir. Car évidemment je suis en complètement déroute et dans en échec total.
Le corps dans les abîmes, la tête contre les rochers.
mardi 2 novembre 2010
lundi 1 novembre 2010
dimanche 24 octobre 2010
lundi 4 octobre 2010
lundi 2 août 2010
dimanche 1 août 2010
Ecorché vif.
Je n'attends plus rien.
Ni de ma vie, ni de personne.
Je suis une salve monocorde,
qui ne raisonne plus nulle part.
Droit vers la potence.
vendredi 30 juillet 2010
Si seulement je n' étais qu'un touriste.
L' échec des échecs.













